"Travailler 88 jours en ferme pour renouveler son WHW !", c'est en effet, s'assurer d'une seconde année en Australie.

Pour comprendre cette condition, il est nécessaire de revenir en arrière et faire un focus sur la volonté de l'Australie en imposant ces jours.

Ce pays continent regorge de terres agricoles, qui inondent le marché de fruits et légumes à travers le pays, à un tel point, que plus de 95% de l'approvisionnement des chaînes de distribution agroalimentaire en matière de fruits et légumes est effectué par le pays lui-mêmes et ses ressources.

Les terres sont en effet très vastes mais deux questions se posent :

  • La quantité : Il existe une pénurie de main d'oeuvre, ou une quantité insuffisante de bras pour combler toute cette offre de travail sur la marché australien. Il est nécessaire d'acheminer l'ensemble des fruits et légumes que cette terre a à offrir à la consommation, reste à trouver les bras en quantité suffisante pour faire ce travail.
    développer encore.
  • La qualité : Si la quantité nécessaire importante pour effectuer ce travail est une chose qu'il faut prendre en compte, il reste intéressant de se pencher sur la qualité. En effet, le gouvernement australien accorde une seconde année de working holiday visa en renouvellement pour tout backpacker ayant cumulé 88 jours de travail en ferme, et cela attire évidemment le travailleur étranger, toi, moi.

La question qui se soulève alors est : "Pourquoi l'australien lui-même ne travaille-t-il pas dans les champs ?"

La demande est tellement importante qu'il est légitime de se demander pourquoi l'australien lambda ne travaille pas dans les champs, ou si peu, et pourquoi ce travail est quasi exclusivement réservé aux backpackers.

La première réponse est que l'Australien va lui se diriger vers des emplois à plus forte valeur ajoutée. Quand il ne travail ou n'habite pas dans l'outback australien, c'est pour peupler les villes côtières qui représente plus de 90% de la concentration de la population, là où se trouvent les emplois du secteur tertiaire (commerce, tourisme etc...).

La seconde chose qu'il faut savoir est que la culture australienne du travail est différente de la nôtre, européens.

Là où nous, avons une certaine vision des choses sur la question du travail, eux ont une mentalité et un rapport différent à ce niveau.

Pour eux, travailler n'est pas leur centre de préoccupation premier. Ainsi, ils ont cette culture et ce rapport au travail qui est limité et non conditionné.

Pour nous, il faut travailler 35 heures par semaine, faire 5 jours dans la semaine, 4 semaines dans le mois, pour obtenir un salaire décent (au minimum le SMIC), ou plus suivant le type d'emploi.
Dès lors qu'il manque des heures ou journées dans le mois, alors le salaire s'en trouve diminué, ce qui peut perturber nos finances quotidiennes, puisque notre rapport à l'argent, à l'emploi et à la vie tout simplement est conditionnel et conditionné.

Eux, australiens, ont également ce rapport au travail, car il faut travailler pour se nourrir, mais ne sont pas dans l'angoisse du lendemain sans travail, et cela influe donc sur leur "manque d'endurance volontaire" car ils ne se retrouvent pas angoissés par le fait de ne pas travailler durant quelques jours ou quelques semaines.

Il faut aussi noter que le taux de chômage dans ce pays est très faible. Trouver du travail pour eux, est beaucoup plus aisé que pour nous en France.

De plus, eux sont natifs de ce pays, ainsi, en se présentant sur leur marché du travail, avec leurs compétences et leur anglais, ils ont beaucoup plus de moyens de trouver un emploi à forte valeur ajoutée pour ces raisons précitées, mais également car ils s'inscrivent dans une démarche de long terme, au contraire du backpacker qui veut dans la très grande majorité des cas, sans compter ceux qui veulent faire des sponsorship ou encore des citizenship, rester deux ans au maximum.

C'est pourquoi, eux, fuient ce travail et labeur très exténuant qu'est le travail en ferme et le laissent à nous, pauvres backpackers, car eux n'ont pas cette angoisse de travail, que nous avons, en tant que backpacker cette fois-ci, et non plus européens, pour renouveler son WHV.

Il faut aussi dire, vu que les australiens ne sont pas très tentés par ce type de travail, quand bien même ils y travailleraient, ils ne sont pas tenus par la qualité.

Lorsque nous travaillons dans des emplois très bien rémunérés, nous acceptons des conditions de travail en matière de durée dans le temps, nombre d'heures dans la journée, qu'un australien pourrait, au bout de 3 semaines de travail refuser de faire car il n'estime pas devoir travailler autant, ou tout simplement parce qu'il en a ras le bol.

Alors que toi et moi, cela nous intéressera par le nombre d'heures de travail (qui veut dire forte rémunération), le nombre de jours travaillés (qui veulent dire très forte rémunération également, mais aussi cumul du nombre de jours pour renouveler son WHV) et l'expérience pour prétendre à d'autres types de postes dans le genre en Australie.

En d'autres termes, nous sommes backpackers, mais apportons cette fiabilité sur laquelle se fient les fermiers et recruteurs australiens dans ce type d'emploi, ce qui constitue un excellent vivier de recrutement.

Ainsi, le gouvernement impose ces conditions pour renouveler son WHV, qu'il ne faut pas forcément voir uniquement à l'avantage des fermiers.

Il est clair que beaucoup de fermiers abusent des backpackers, mais les réputations des villes et fermes en questions commencent à se faire connaître.

Ainsi, pour renouveler son WHV, il n'est plus question de choisir n'importe quel endroit.

Nous aussi, backpackers, apportons cette révolution de la qualité des conditions de travail, même à l'étranger 🙂 !!

Cette demande de main d'oeuvre est tellement grandissante, que le gouvernement à même augmenté la durée d'âge légale pour l'obtention de ce WHV à 35 ans.

Reste connecté(e), tu retrouveras bientôt ici le formulaire à présenter aux fermiers pour éviter de courir après tous les jours que tu as réellement effectués, et les faire valoir lors de ta demande sur le site du gouvernement Australien.

 

 

Catégories : Travail

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